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RENDONS PROPRE NOTRE VILLE
 

 

 

QUI PEUT NOUS PROPOSER CINQ MILLIONS DE CFA PAR MOIS POUR POURSUIVRE CETTE ACTION ?

Historique, objectifs et résultats

PROFORMAR a initié en mars 2002 cette action particulière qui n'était pas prévue. En 2001 S.E. Madame la Représentante de l'Union Européenne au Niger avait demandé au chef de projet de réfléchir à un petit projet pour libérer la ville de Niamey et sa banlieue des sachets plastique qui " putréfient " le paysage et sont dommageables même aux ruminants qui en souffrent et parfois en meurent. Après analyse il a été préféré insérer l’action dans PROFORMAR qui en a confié l’exécution au RESEDA (Réseau d’Entreprises pour le Développement de l’Artisanat ).

Il s’agit, en résumé, de permettre la collecte de tous les sachets plastique jetés en les payant au prix de 50 cfa le kg (dans le cadre de la pérennisation de l’action, le prix a été diminué à 30 cfa le kg à partir de mai 2002).

Entre mars et fin avril 134 tonnes de sachets vides ont été récupérées. PROFORMAR et le RESEDA se sont aussi posé le problème de la destruction. La briqueterie de Saga utilise, pour la cuisson des briques, du gasoil mais aussi de l’huile de vidange, des pneumatiques usagés, etc.. Le sachet en polyéthylène est une énergie de choix et la briqueterie nous a proposé alors ses magasins pour stocker ces mêmes sachets en vue de les utiliser pour la cuisson des briques. Avant toute acceptation nous avons contacté les services de la Mairie qui nous ont confirmé cette possibilité. Non contents nous avons fait des recherches sur Internet pour contrôler la nocivité de cette opération de brûlage. On pourra lire une partie des résultats ce cette recherche sur http://www.senat.fr/rap/o98-415/o98-41524.html. Tout cela nous a confirmé que le fait de brûler ces sachets n’était pas plus nocif que brûler du bois.

En même temps nous avons approché des personnes ayant fait des tentatives de transformation et nous poursuivons des essais dans ce sens. Pour éviter toute attente injustifiée et ne pas divulguer les quelques secrets des promoteurs, nous ne relaterons pas ici les résultats actuels de ces essais. Tout en poursuivant les essais on ne peut pas cacher les difficultés qui sont relatives plus particulièrement à la saleté des sachets (sable, utilisation comme papier hygiénique, etc.).

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Cette action mobilise une grande partie de la population des banlieues qui trouvent ainsi la manière de gagner quelque sous. Il nous a été relaté que certains éleveurs aident financièrement les ramasseurs. En effet les ruminants mangent les sachets qui restent dans le rumen et provoquent des problèmes de santé aux animaux.

Une vielle femme, interviewé par un journaliste, a déclaré que cette opération lui permet de payer la scolarité de ses enfants… des jeunes gens nous disent pouvoir finalement acquérir des cahiers et des bics pour l’école !

Pour parfaire et tenter de faire comprendre qu’une ville propre c’est… mieux pour tout le monde, il a été initié aussi, en collaboration avec le Ministère du Tourisme et de l’Artisanat (qui a la tutelle de PROFORMAR) et la Communauté Urbaine de Niamey, un concours de la maison la plus jolie de chaque quartier. Une commission a été mise en place et des prix en nature seront décernés devantures de maison les mieux entretenues dans chaque quartier. Les prix seront des charrettes basculantes à traction asine, des brouettes, pelles et râteaux.

Comment se déroule l’opération.

Cela est très simple. Le RESEDA a installé une équipe sur le chantier de stockage qui est la briqueterie de Saga.

Les populations forment des queues impressionnantes qu’on peur voir sur les photos.

alignement de la population en attente de vendre les sachets ramassésautre images des longues queues qui se forment pour la vente des sachets

 

 

 

 

 

contrôle du contenu des sacs

Une première opération consiste à contrôler que les sacs remplis de sachets ne contiennent que des sachets et non pas d’autres objets (notamment des pierres…).

 

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Le sac est ensuite pesé et la personne va le vider sur le tas avant d’être payée.pesage du sac

 

 

 

 

 

paiement

 

La presse commandée fin décembre 2001 est finalement arrivée au Niger et nous attendons incessamment de pouvoir l’installer pour presser les 134 tonnes de sachets déjà ramassés et ainsi libérer de l’espace, tous les magasins de la briqueterie étant actuellement remplis de sachets en vrac.

Le directeur de la briqueterie nous a affirmé que si nous pouvons préparer des balles d’une épaisseur d’environ 30 cm de manière à pourvoir les placer entre les tas de briques dans le four, cela pourrait faire économiser à la briqueterie environ 60% du gasoil nécessaire à la cuisson.

Pourquoi ce dossier ?

Parce que nous pensons qu’il serait bon de pérenniser l’opération dans le temps. Pour ce faire nous avons besoin actuellement d’environ cinq millions de cfa par mois. Qui pourrait nous les assurer à partir de fin juin 2002 quand PROFORMAR (le projet prend fin à cette date) ne pourra plus soutenir l’action ?

Dans un futur proche nous espérons pouvoir diminuer les besoins financiers. En effet, si l’expérience avec la briqueterie se révèle concluante, cette société pourra participer financièrement à l’opération. De plus d’autres utilisations sont à l’essai comme relaté ci-dessus.

Il ne faut pas quand même se faire des illusions. Nous ne ferons pas en Afrique ce que nous n’arrivons pas à faire en Europe. Cela ne peut pas devenir rentable au point de s'autofinancer. C’est comme ceux qui voudraient faire devenir rentable l’agriculture au Niger alors que dans tous les pays du monde elle est subventionnée.

Nous cherchons donc des appuis pour le RESEDA qui se chiffrent pour le moment à environ cinq millions de cfa mensuels. Qui nous aidera ?

Merci d’avance !

 

 

 


 
 
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Dernière mise à jour: 22/11/06      
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