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TECHNOLOGIES APPROPRIEES
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Les systèmes décrits dans ce dossier
 

 

BIDON VERSEUR

PETITE ADDUCTION D'EAU

POULIES

POULIE PASTORALE

POMPE A PEDALES

Les technologies décrites dans ce dossier sont disponibles

AVANT-PROPOS

Pour les populations vivant loin des cours d'eau permanents ou même temporaires, le système classique d'exhaure employé depuis la plus haute antiquité est celui des puits de village pour les besoins humains ou ceux des animaux en stabulation, puits de parcours pour le bétail itinérant et depuis quelques années, puits agricoles pour l'exploitation individuelle de petits périmètres maraîchers de 10 à 40 ares.Les techniques traditionnelles de fonçage sont très nombreuses et parfois ingénieuses, les puits atteignent souvent des profondeurs considérables. Les principaux problèmes que les utilisateurs ont à résoudre sont, outre le fonçage, l'entretien et la protection contre les éboulements et l'ensablement, et enfin l'exhaure.Les techniques "modernes" de fonçage de puits résolvent en grande partie les problèmes d'éboulement et d'ensablement. Malheureusement les investissements techniques, financiers et sociaux sont disproportionnés par rapport aux bénéfices escomptés. L'exhaure ne pose pas trop de problèmes dans les puits peu profonds (jusqu'à 10 ou 15 m), mais peut exiger un effort considérable dans les puits plus profonds (20, 25 m et plus) ce qui limite sévèrement la quantité d'eau utilisable par la population.Par exemple, le système du chadouf originaire d'Egypte ou la noria de Mésopotamie permet de diminuer l'effort humain mais sont difficilement utilisables sur des puits profonds. L'exhaure animale peut être pratiquée dans les zones où le travail animal est entré dans les moeurs et où les possibilités d'alimentation des animaux de trait sont suffisamment abondantes. Ce n'est pas toujours le cas au Sahel.L'exhaure villageoise.Au Sahel en général, le puisage se fait à la main par les femmes et les enfants à l'aide d'une corde traditionnelle et d'une puisette en chambre à air ou calebasse d'une capacité de 3 à 6 litres.Le temps de puisage (manoeuvre + vidange) varie avec la profondeur du niveau statique. Des observations effectuées dans le cadre de l'étude du CIEH (Ouagadougou) - Hydraulique villageoise et moyens d'exhaures - montrent que la relation temps de puisage/profondeur niveau statique est linéaire:

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Profondeur Temps de puisage Débit théorique *

en mètres     en secondes      en litres par heure

10 m                      30s                      480 l/h

20 m                      45 s                      320 l/h

30 m                      60 s                      230 l/h

35 m                      70 s                      200 l/h*

Débit théorique de puisage avec une puisette de 4 litres

Le débit théorique atteint un maximum de 500 lts. Dans ces conditions et sollicité par 8 postes de puisage, un puits peut être exploité au débit de 3,8 m3/h. Ce débit est nettement supérieur au débit fourni par les pompes manuelles .L'exhaure maraîchère.L'irrigation à finalité agricole ou pastorale se faisait presque toujours à partir d'eau de pluies stockée dans des bas-fonds ou des rivières permanentes. L'utilisation de puits pour ce genre d'irrigation ou d'arrosage n'était pas très fréquent, sauf depuis quelques années où on assiste à un accroissement considérable de jardins individuels de cultures de contre saison.La majorité des populations encadrées par les projets de culture de contre saison n'ont jamais pratiqué l'exhaure maraîchère manuelle ou à traction animale. Les systèmes traditionnels tel que le chadouf et le dalou sont mal connus par ces populations. Le dalou, système ingénieux mais complexe d'emploi, n'est pas à la portée de tous mais permet d'atteindre des profondeurs qui ne peuvent être envisagées avec un chadouf.C'est à la suite de ce constat que nous nous sommes intéressés à l'exhaure en milieu rural à travers la mise au point de trois systèmes : le bidon verseur (destiné essentiellement à l'arrosage), les poulies pour puits (destinées au puisage même à grande profondeur) et, tout dernièrement, la pompe à pédales.Un point important dont il faut tenir compte avant le démarrage de projets visant l'augmentation de la production agricole est l'écoulement de cette production. Pour cela, il conviendrait d'associer aux projets diverses actions favorisant la mise en place d'un circuit de commercialisation et l'étude de processus de transformations post-récolte (conditionnement, séchage, transformation de base etc...) en vue d'assurer un bénéfice aux maraîchers."L'expérience au Niger nous a appris que même si certaines actions du projet ne sont pas rentables du point de vue financier, il faut continuer a soutenir l'effort et l'appui aux ruraux afin qu'ils ne cessent pas et ne perdent pas l'habitude de travailler. Les actions des projets devraient favoriser au maximum la prise en charge des ruraux par eux-mêmes, même si pour cela on sacrifie les "ratios" au bénéfice d'un appui à la motivation et la créativité ".CHOIX D'UN SYSTEME D'EXHAURE.Avant de choisir un système d'exhaure il y a un certain nombre de questions auxquelles il faut répondre. Principalement, et en tenant compte des différentes situations locales, il faudra :- connaître les besoins nécessaires et les caractéristiques locales de la nappe- voir si la technologie visée est adaptée- responsabiliser le ou les utilisateursIl faudra aussi envisager, en même temps que le forage de puits et l'installation de moyens d'exhaure, la construction de retenues d'eau de surface ou souterraines filtrantes. La nappe étant reconstituée en saison des pluies, ces opérations permettront, sinon d'augmenter la quantité d'eau disponible, au moins de la maintenir.

LES BESOINS

Les besoins en eau se situent en général sur deux niveaux : eau pour boisson et abreuvage du bétail et eau pour arrosage. Si l'eau est à une profondeur de plus de 20 mètres et/ou la quantité d'eau que la nappe peut fournir ne dépasse pas 1000 litres par heure, il faudra envisager tout de suite une pompe manuelle ou une poulie, le bidon verseur n'étant pas adapté (la seule application du bidon verseur dans ce cas est l'adduction d'eau d'un village, les coûts d'installation devenant importants). Dans ce cas il faudra de toute façon utiliser l'eau limitativement aux usages domestiques et à l'abreuvage du bétail, toute autre utilisation se révélera vite antiéconomique. Il serait inutile de pousser les habitants d'un village à exploiter des terres en cultures irriguées (en dehors de quelques petits jardins familiaux), alors que les coûts d'exploitation seront bien plus élevés que la même opération exécutée dans une zone où l'eau est à une profondeur moindre. Les villageois qui habitent de tels villages pourront être aidés à mettre en place des activités économiques complémentaires à la production en culture irriguée (fabrication d'outillage, transformation de la production, emballages, construction de retenues d'eau, etc.). Il n'est pas rare en effet de trouver des villages où l'eau se trouve à une profondeur de 40 mètres et d'autres villages voisins (5 à 10 km) où on trouve des bafonds avec une nappe à 7 ou 8 mètres.Si l'eau se trouve entre 7 et 20 mètres le bidon verseur semble être une solution très adaptée. En effet à ces profondeurs une pompe aspirante ne peut pas encore être utilisée. Le bidon pourra être alors dimensionné selon la qualité d'eau qu'on veut puiser et le type de traction envisagée (humaine, asine, bovine, cameline).Si l'eau se trouve à moins de 7 mètres de profondeur le bidon verseur sera, dans bien de cas, une solution optimale. Dans certains sites où une motopompe peut facilement être installée et entretenue, elle est a préférer du fait de sa plus grande maniabilité.

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LA TECHNOLOGIE

Bidon verseur, poulie ou motopompe, il faudra que dans la zone d'utilisation il existe des artisans capables de réparer, entretenir et éventuellement de reproduire. Si une motopompe est à proscrire lorsqu'on ne trouve pas de pièces de rechange ou de réparateurs, il en est de même pour les autres systèmes d'exhaure. Installer un système d'exhaure amélioré, qui permettra de puiser quelques mètres cubes à l'heure, demande à ce que les villageois ne soient pas obligés de retourner au puisage sur rondins de bois en attendant une réparation.Les améliorations techniques et pratiques apportées au bidon verseur et aux poulies sont considérables. La recherche a porté principalement sur la simplicité et la pérennité surtout au niveau de la fabrication avec comme objectifs principaux:

- que les techniques utilisées pour la fabrication soient réellement assimilables par des artisans moyennement équipés.- que les composants soient fabriqués à partir de matières premières que l'on trouve couramment sur le marché local;- qu'il y ai une réelle amélioration de l'exhaure d'eau;- que le rendement en débit horaire corresponde aux besoins des agro-pastoraux; - que le prix reste accessible pour les utilisateurs moyens;

- que les principes techniques mis en oeuvres soient compréhensibles même par un agriculteur;

RESPONSABILISER LES UTILISATEURS

Il n'y aura pas de moyen d'exhaure qui marche s'il n'a pas été payé par les utilisateurs. On peut installer une unité en démonstration, amener les intéressés sur un site où cette technologie est déjà utilisée, former à l'utilisation mais non distribuer sans contrepartie.

En ce qui concerne les petites adductions d'eau qu'il est possible d'installer avec un bidon verseur, il serait souhaitable qu'un individu ou un groupe en soit directement propriétaire, qu'il assure la distribution de l'eau et l'entretien et que les utilisateurs paient le service.

 

 

 
 
Aperçu de notre technologie
   
 
   

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dDernière mise à jour: 22/11/06      
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