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LE BIDON VERSEUR
 

 

A l'aube du 21ème siècle, il serait prétentieux de dire "nous avons inventé" un nouveau système d'exhaure d'eau, humaine, pastorale ou maraîchère. Il serait plus juste de dire, nous avons amélioré, actualisé ou mis au point avec des matériaux modernes des techniques anciennes et des principes connus. Notre travail consiste entre autre de choisir les matériaux de fabrication en fonction de ce qui est disponible sur le marché local. La matière première n'est qu'un moyen pour arriver aux buts fixés.le dalou traditionnel

Ces recherches (débutées en 1986), ont pour objectifs: l'exhaure maraîchère, la lutte contre le déboisement, l'allégement de la pénibilité de la corvée d'eau des femmes, etc... Il y a plus de deux milles ans, les Egyptiens utilisaient déjà un "dalou". Cette technique est encore très utilisée au Niger dans les régions arides pour l'exhaure pastorale et maraîchère.

Le dalou traditionnel construit de mémoire par les utilisateurs a un rendement assez faible entre autre du fait des pertes par frottement importantes au niveau poulies et rouleaux traditionnels, principalement à cause des matériaux et des techniques utilisés. Ce système utilise des poulies en bois d'un diamètre de 30 cm minimum taillées dans la masse, ce qui oblige les artisans à couper des arbres de gros diamètre.

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Le premier prototype de bidon verseur a été conçu en 1986 à l'Atelier de l'ARMA (financé à l'époque par l'USAID à travers le Projet Productivité Niamey). Cet atelier est situé à N'Dounga (à 20 Km de Niamey). Le but de l'ARMA (devenue après ARDETEC sur financement FED) est la mise au point en atelier de divers prototypes intéressant le monde rural.

Le B.I.T., à travers ses projets, a recherché la diffusion de cette fabrication pour créer un marché aumodèle de bidon verseurx artisans et introduire une technique considérée comme d'intérêt collectif. Par la force des choses, ce système d'exhaure "amélioré" ressemble vaguement à un dalou traditionnel et pour éviter toute confusion dans les dénominations, nous l'avons appelé Bidon Verseur. La "paternité" d'une technique d'intérêt rural ne nous intéresse pas, notre but est la diffusion maximum avec n'importe quel partenaire pour peu qu'il respecte les principes de base tant pour la fabrication que pour le montage. Cela permettrait entre autre d'améliorer le système en tenant compte des idées des autres, de notre expérience sur le terrain et des nombreux essais que nous avons déjà réalisés.

EXEMPLE: LE BIDON VERSEUR DE 50 LITRES (à deux poulies)

PRINCIPES DE FONCTIONNEMENT

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GENERALITE

Le Bidon Verseur est un système d'exhaure à traction animale ou manuelle dont la capacité se situe entre la moto pompe aspirante classique et le puisage à la main. Il permet une exhaure échelonnée sur la journée sans risque de détérioration du puits par surpuisage (ensablage, écroulement) comme c'est souvent le cas avec les moto-pompes ou les pompes immergées.

Débit.bidon verseur à double poulie sur tour en boisLe débit du Bidon Verseur (de 2 à 12 m3/heure) est en rapport direct avec la profondeur du puits et le type de traction retenue. Des Bidons de 12, 25, 50, 100 et 200 litres ont été fabriqués au Niger. Un exemple particulier est le bidon verseur de Tamou qui a fonctionné de manière continue pendant 10 ans et jusqu'à la fermeture du projet de réhabilitation des aveugles, suite à une inondation qui a détruit presque complétement le centre.

La description de cette installation est ici.

Particularité. De part sa construction, le Bidon Verseur est modulable et permet de s'adapter à différentes sortes de puits à partir d'un diamètre d'environ 80 cm. En fonction de la puissance de traction disponible (âne, cheval, boeuf, chameau) et de la profondeur de son puits, l'utilisateur peut choisir entre différents types de bidons (25, 50, 100 ou 200 litres).

Modèles disponibles. Modèle à un bidon. Les BVs de 25, 50, 100 et 200 litres sont tous basés sur le principe d'une poulie simple (traction directe) ou double (traction avec démultiplication) en fonction de la démultiplication, de la profondeur et du cubage horaire souhaité. L'eau est déversée dans un bassin ou directement vers le canal d'irrigation.Modèle à deux bidons. Le Projet Micro-réalisation Belges de Dosso avait demandé d'adapter le Bv à un bidon de 25 lts en le transformant en un BV à deux seaux de 12 lts à traction humaine pouvant fonctionner alternativement ou individuellement, avec un double réservoir de 100 lts. Cette demande particulière est basée sur le fait qu'il n'y a qu'un puits pour 4 maraîchers et qu'il permet de diminuer les pertes en eau dues à la capillarité des canaux d'irrigation en terre locale. Dans ce cas, chaque seau alimente un réservoir de 100 lts placé sur le portique à 2 m de haut. Sur le fond du réservoir on soude un tube du diamètre d'un tuyau d'arrosage. Le maraîcher utilise un tuyau d'arrosage souple d'une longueur égale à la distance la plus éloignée de sa parcelle et il arrose directement aux pieds des plants. Cette méthode permet d'économiser beaucoup d'eau et permet de mieux réguler la quantité d'eau à donner à chaque plante. Par contre le coût du sla tour du bidon verseur et le chateau d'eau à remplir ansi que l'arrivée de l'eau aux citernes d'arrosageystème est assez élevé, ce qui le rend difficilement à la portée d'un paysan sans passer à travers une formule de crédit.

Un autre modèle spécial a été développé pour ce Projet, il s'agit d'une mini station de pompage d'une capacité de 8 M3/h, dont un dossier est disponible en cliquant.

Dans ce cas, deux bidons de 75 litres sont actionnés en alternatif par la même corde qui passe par un portique de renvoi. L'animal (un chameau) lève un bidon pendant que l'autre descend et vice-versa. Pour un aller retour le débit est de 150 litres. Le système alimente un réseau de tuyaux d'arrosage et pourrait alimenter une station de distribution d'eau pour un gros village.Ces expériences ont mal tourné. La première parce que le système était mal adapté à des jardins individuels et surtout parce que les problèmes fonciers non résolus empêchaient aux maraîcher d'exploiter correctement les parcelles mises à leur disposition. La deuxième parce que ce système imposant est plus destiné à des adductions d'eau villageoises qu'à l'arrosage de jardins maraîchers.Accessibilité.La simplicité du système permet d'une part sa fabrication par des artisans entrepreneurs moyennement équipés (un poste de soudure, une perceuse à main, un étau, etc...) et d'autre part à l'utilisateur de "comprendre" les mécanismes entrant en compte.

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Remarques

Lors de la fabrication de 10 BVs de 25 lts pour le projet de Réhabilitation des aveugles à Tamou, une erreur à l'atelier a fait que les 10 anneaux de basculement ont été pointés au lieu d'être soudés. Après 1 mois d'utilisation intensive, 6 anneaux se sont arrachés. Les enfants des aveugles concernés ont d'eux mêmes et sans aide extérieure bricolé un anneau en fils de fer. Cette réparation de fortune à tenu plusieurs mois. Cela démontre l'adaptation de la technique à un environnement rural.

Au Tchad les maraîchers ont disséqués tous les mouvements du bidon verseur pendant deux jours pour comprendre son fonctionnement. Après un an d'utilisation comparative entre le Bidon Verseur, le chadouf traditionnel et l'irripompe Vergnet, les maraîchers ont unanimemant demandé des bidons verseurs.

 

 

 

 
 
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Dernière mise à jour: 22/11/06      
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