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TECHNOLOGIES APPROPRIEES
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BATTEUSES A RIZ
 

 

Appeler un tonneau « batteuse à riz » est un peu présomptueux de notre part. Pourtant il sert bien à battre le riz.

PROFORMAR propose, pour les exploitants individuels n’ayant pas de grosses surfaces à riz, cette méthode simple et peu coûteuse.

Plusieurs technologies ont été proposées ces dernières années. Je citerai à titre d’exemple la batteuse à pédales et la batteuse à moteur (type « bamba » pour se comprendre).

La batteuse à pédales, si elle est bien construite, a un très bon rendement. Il s’agit d’un cylindre hérissé de « piquants » en fer à béton, qui, actionné par une pédale (comme une machine à coudre), tourne très vite. Le riz, maintenu en tenant les pailles au-dessus du cylindre, est « arraché » par les piquants et va tomber sur une grande toile posée sous la batteuse même. Son coût (plus de 300.000 cfa) la rend prohibitive pour un exploitant individuel qui ne possède qu’une surface limitée. La récolte de riz se faisant à la même date pour tout le monde il est impossible aussi de prévoir une utilisation échelonnée dans le temps. De même, une entreprise de services qui devrait la louer aux exploitants, serait censée, pour le même motif de temps, avoir autant de machine que d’exploitants, ce qui se révèle là aussi non économique.

La batteuse à moteur peut être très intéressante si elle peut servir à plusieurs villages et aménagements. Son coût (3 à 4 millions de cfa) selon les modèles, fait qu’elle ne peut être rentabilisée sur un seul périmètre. Sa rentabilisation suppose aussi qu’on puisse la coupler avec un système de transport permettant un déplacement facile entre les zones de travail. PROFORMAR a modifié les brancards de cette machine pour qu’elle puisse être attelée à un âne et travailler donc sur une zone assez vaste. Les batteuses à moteur peuvent être facilement utilisées pour plusieurs produits (riz, haricots, maïs, etc.) en changeant les grilles. Cette machine est très adaptée à une société de services qui circulerait d’un village à un autre pour traiter la production des paysans.

PROFORMAR n’a donc fait que tenter d’améliorer le système traditionnel qui est de taper le riz sur un tonneau couché au sol. Avec le système proposé le paysan n’a pas besoin d’une grande toile au sol, le riz tombant directement dans le tonneau qui est vidé eu fur et à mesure qu’il se remplit. Son coût est dérisoire (quelques milliers de cfa) et tout paysan produisant du riz peut donc se le procurer. Ce système a été accusé de provoquer la cassure des grains de riz dans la balle. Des études approfondies ont démontré que les graines de riz sont déjà cassées avant le battage, cette fissuration étant provoquée par la grande différence d’humidité qui existe entre le bas de la tige et le haut qui est frappé par les vents secs de la région. Une bonne manière pour éviter les grains cassés est d’étuver le riz (voir notre dossier à ce sujet), ce qui permet de recoller les graines.

Le système est donc très simple : un tonneau de 200 litres ouvert d’un côté, sur le diamètre on place deux baguettes en bois et sur un côté un tissu tendu qui retient les graines pour éviter un trop grand éparpillement.

 

 

 
 
Aperçu de notre technologie
   
 
   

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Dernière mise à jour: 22/11/06      
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